Éditeurs prédateurs

L’Association des Bibliothèques de recherche du Canada (ABRC) note que malgré le fait que la majorité des revues scientifiques en libre accès conçoivent des normes élevées d’évaluation par les pairs, une présence accrue des éditeurs prédateurs du côté des revues en libre accès a été observée.

Les revues prédatrices profitent de l’émergence du modèle «auteur-payeur» de la publication en libre accès pour solliciter de jeunes chercheurs mal renseignés sur les règles de l’édition.

Les éditeurs prédateurs sont malveillants, peu scrupuleux et ne visent qu’à faire des profits au détriment des auteurs. Ils exigent des frais importants pour la publication d’articles, mais sans prestation de leur part: absence d’une évaluation sérieuse et intègre d’un article par les pairs, pas de signalement dans les principales bases de données du domaine, aucune assurance d’archivage assurant la pérennité de l’article, etc.

Ces revues se soucient peu de publier des articles parus ailleurs et n’hésitent pas à divulguer de faux résultats ou de faux auteurs. On répertorie plus de 10 000 revues prédatrices et ce fléau s’intéresse désormais aux conférences. La vigilance est de mise avec chaque nouveau partenaire éditorial.

Pensez-y et sachez que certains éditeurs sérieux offrent même des rabais pour le traitement de vos publications en libre accès, pour en savoir davantage consultez la Liste des réductions des frais  de traitement d’articles par éditeurs sur le site de la Bibliothèque.

Comment repérer les éditeurs prédateurs?

Leurs campagnes de publicité sont en général agressives et s’adressent directement aux chercheurs par courriel (pourriel). Plusieurs pièges sont à surveiller comme des délais de publication très courts, un processus de révision par les pairs inexistant ou trompeur, peu d’attention portée à la pérennité des articles ou à l’archivage.

Avant de transiger avec un éditeur que vous ne connaissez pas, vous avez intérêt à répondre d’abord aux 8 questions suivantes pour vous donner toutes les chances de faire un bon choix de partenaire éditorial:

  1. Pouvez-vous facilement identifier et contacter l’éditeur par téléphone, courriel et courrier?
  2. Le comité de rédaction est-il factice? Si vous n’avez pas entendu parler des membres, vous pouvez vérifier si les chercheurs mentionnés sont membres des comités en consultant leur CV en ligne.
  3. Est-ce que l’éditeur propose un examen des œuvres soumises par des pairs et fournit des détails à ce sujet?
  4. S’il y a des frais de publication, l’information à leur sujet est claire et facilement accessible?
  5. L’éditeur est-il membre d’une association reconnue telle que:
  6. Si la revue est en libre accès, s’assurer qu’elle est répertoriée dans:
  7. La revue est-elle indexée dans les bases de données pertinentes? Vous pouvez notamment savoir si une publication est indexée grâce à la base de données Ulrichsweb.com en recherchant le nom de la revue et en vérifiant la zone «abstracting and indexing».
  8. Obtenez-vous des résultats lorsque vous faites une recherche en ligne avec le nom de l’éditeur ou de la revue et des mots-clés tels que plainte, escroquerie ou fraude ou leurs équivalents en anglais, complaint, scam ou fraud?

Consultez ces ressources, elles vous aident à évaluer les éditeurs et les revues:

Pour en savoir plus, écoutez la fable Le chercheur et le prédateur. Ou reconnaître et se prémunir contre les éditeurs prédateurs:

Pour obtenir plus de renseignements: Communiquer avec le bibliothécaire-conseil de votre discipline. Il connaît bien le monde de l’édition savante et peut effectuer des recherches sur un éditeur ou une revue en particulier.

Retrait d’un article

Vous pouvez demander le retrait d’un article soumis à une revue prédatrice, mais sachez que l’éditeur peut exiger des frais. Vérifier la procédure de retrait sur les sites Web des revues.

Pour obtenir l’assistance du Bureau du droit d’auteur dans cette opération écrivez à: info@bda.ulaval.ca.